Bamako est devenue, ce jeudi, le point de convergence des spécialistes des neurosciences. Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) accueille pendant trois jours un congrès conjoint qui réunit neurologues, neurochirurgiens, psychiatres, chercheurs et professionnels de santé venus du Mali, de plusieurs pays africains et de partenaires internationaux.

Le ministre de la Santé et du Développement social, le colonel-major Assa Badiallo Touré, a officiellement ouvert les travaux. Devant les congressistes, elle a salué l’engagement des professionnels de santé dans la lutte contre les maladies neurologiques et réaffirmé la volonté du gouvernement de soutenir la recherche, la formation des spécialistes et l’innovation médicale afin d’améliorer la prise en charge des patients.
Avant la cérémonie d’ouverture, les experts avaient déjà entamé les échanges scientifiques. Plusieurs communications ont porté sur les pathologies rachidiennes dégénératives, les maladies neuromusculaires, les traumatismes crânio-encéphaliques ainsi que les tumeurs du système nerveux. Les intervenants ont présenté les résultats de leurs travaux, partagé leurs expériences cliniques et débattu des défis auxquels les systèmes de santé sont confrontés.
L’intelligence artificielle s’est également invitée au cœur des discussions. Le Dr Ousmane Ly a animé la conférence inaugurale consacrée aux applications de cette technologie dans les neurosciences, mettant en lumière son potentiel pour améliorer le diagnostic, la recherche et les stratégies thérapeutiques. D’autres conférences ont ensuite exploré les perspectives de la coopération scientifique et les progrès enregistrés en neurochirurgie mini-invasive.
Au fil des échanges, un même constat s’est imposé. Le développement des neurosciences en Afrique passe par une coopération plus étroite entre les centres de recherche, les universités et les établissements de santé. Les participants ont ainsi insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des professionnels, d’encourager la recherche collaborative et de favoriser le partage des innovations médicales.

La première journée s’est achevée par une visite des stands d’exposition. Les congressistes ont découvert les initiatives présentées par plusieurs institutions et partenaires, notamment le CHU du Point G, le Service de psychiatrie du CHU Point G, l’Ordre des médecins du Mali, Point-G 24, Actuel Média et Keneya Kounafoni So.
À travers ce congrès, Bamako confirme son ambition de devenir un espace de dialogue scientifique en Afrique. Pendant trois jours, les spécialistes chercheront à faire émerger des solutions concrètes pour améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies neurologiques au bénéfice des populations.
Abdou Diop

