Le Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (CIP-UEMOA) a entamé, ce lundi 7 septembre 2026 à Bamako, les travaux de sa 40ᵉ session extraordinaire. La cérémonie s’est déroulée à l’Hôtel Azalaï, sous la houlette du président par intérim de l’institution.
Prévue du 7 au 11 septembre, cette session met à l’agenda plusieurs dossiers liés au renforcement de l’intégration économique et à l’harmonisation des politiques publiques au sein de l’espace UEMOA.

Les parlementaires doivent notamment examiner la mise en œuvre des réglementations communautaires relatives à la gestion des intrants agricoles. Un sujet stratégique pour les États membres, dans un contexte où l’harmonisation des règles et l’amélioration de l’accès aux intrants constituent des leviers importants pour soutenir la production agricole. Les besoins nationaux, tous types d’engrais confondus, sont estimés à 600 000 tonnes, selon le ministre de l’Agriculture malien, lors de la remise au Mali de 1 000 tonnes d’engrais offertes par le Maroc.
Les travaux porteront également sur l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires dans les États membres. L’objectif est de favoriser une meilleure cohérence des cadres juridiques nationaux et de renforcer la coopération communautaire dans ce secteur.

La session prévoit par ailleurs des échanges sur la stratégie de communication du CIP-UEMOA. Cette réflexion vise à renforcer la visibilité de l’institution et à améliorer son action auprès des populations de l’Union.
Créé par l’article 35 du Traité constitutif de l’UEMOA, le Comité interparlementaire constitue l’organe de contrôle démocratique de l’Union. Il assure une représentation des populations des États membres et contribue à leur implication dans la gouvernance démocratique, économique et politique de l’espace communautaire.
Joseph Amara Dembélé

