Guinée : l’État mobilise 4 579 milliards GNF sur le marché obligataire

L’emprunt obligataire lancé le 25 septembre 2026 par l’État guinéen a permis de mobiliser 4 579,145 milliards de francs guinéens, soit 183,17% de l’objectif initial. Une opération qui renforce le recours à l’épargne intérieure pour financer les investissements publics.

L’État guinéen a mobilisé 4 579,145 milliards de francs guinéens (GNF) à l’issue de son emprunt obligataire 2026, clôturé le 23 octobre dernier. Selon le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, cette opération a enregistré un taux de couverture de 183,17 %, dépassant largement l’objectif initial fixé à 2 500 milliards GNF.

D’après les résultats arrêtés par la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), les sept offres reçues ont été retenues. Le montant collecté dépasse ainsi de plus de 2 079 milliards GNF les prévisions initiales, faisant de cette émission l’une des plus importantes levées de fonds réalisées à ce jour sur le marché financier domestique.

D’une maturité de cinq ans et assortie d’un taux d’intérêt de 11 %, l’opération a été arrangée par Afriland First Bank Guinée, qui a également assuré le rôle de chef de file. Six autres établissements bancaires ont participé à la mobilisation : Vista Gui, la Banque pour le commerce et l’industrie (BCI), Ecobank Guinée, Orabank Guinée, Skye Bank Guinea et AFG Bank Guinée.

Cette mobilisation témoigne de la capacité du système bancaire national à contribuer au financement de l’État. Elle traduit également l’intérêt des investisseurs pour les titres publics guinéens, même si les conditions de rémunération et les risques associés à ces placements restent des éléments importants dans leurs décisions.

Les ressources collectées doivent contribuer au financement des priorités du gouvernement inscrites dans le programme Simandou 2040. Celui-ci prévoit notamment des investissements structurants destinés à soutenir la croissance économique et à améliorer les conditions de vie des populations.

Au-delà des montants mobilisés, cette opération illustre la place croissante que les autorités souhaitent accorder à l’épargne intérieure dans le financement du développement. Le recours au marché domestique permet à l’État de diversifier ses sources de financement, tout en sollicitant les ressources disponibles auprès des banques et des investisseurs nationaux.

Joseph Amara Dembélé

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