Enseignement supérieur : le SNESUP part en grève du 26 au 30 octobre

Le Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNESUP) reconduit son mouvement de grève du lundi 26 au vendredi 30 octobre 2026. Le syndicat réclame la finalisation du dossier relatif à la prime de recherche et dénonce la lenteur dans son traitement.

Le bras de fer se poursuit entre le SNESUP et le gouvernement. Dans un avis publié ce dimanche 25 octobre 2026, le Comité exécutif national du syndicat (CEN-SNESUP) a annoncé le maintien de son mot d’ordre de grève de 120 heures, du lundi 26 au vendredi 30 octobre 2026.

Cette décision intervient après le constat d’une lenteur dans la finalisation du dossier relatif à la prime de recherche, à la suite du préavis de grève déposé le 1er octobre 2026. Le syndicat précise que le mouvement est automatiquement renouvelable, laissant ainsi planer la possibilité d’une poursuite de la perturbation des activités universitaires.

Le CEN-SNESUP indique que l’arrêt de travail concerne l’ensemble des activités académiques et pédagogiques dans toutes les institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR). Il met également en garde contre toute tentative de contournement du mouvement par le recours à des enseignants non permanents.

Pour l’heure, l’avis du 25 octobre ne fait état d’aucune avancée permettant de conclure à un règlement du différend. L’évolution de la situation dépendra donc de la suite donnée au dossier de la prime de recherche et des éventuelles discussions entre les parties.

En attendant, les étudiants et les acteurs de l’enseignement supérieur pourraient subir les conséquences de cette nouvelle interruption des activités académiques.

À noter que le syndicat avait tiré la sonnette d’alarme mardi 20 octobre dernier dans un point de presse. Le syndicat dénonçait la non-application de la prime revendiquée, prévue par l’article 34 du décret n° 2017-0850/P-RM du 9 octobre 2017. Le secrétaire administratif du Comité exécutif national du SNESUP (CEN-SNESUP), Dr Namamoudou Sidiki Keïta, avait affirmé que les démarches entreprises auprès des autorités étaient restées sans résultat concret.

Le syndicat réclame la mise en place d’une commission chargée de déterminer les modalités de paiement de la prime et le règlement des arriérés.

Joseph Amara Dembélé

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