Nigeria : 5,79 milliards de dollars pour stimuler l’investissement privé

Le Groupe de la Banque mondiale a contribué à mobiliser jusqu’à 5,79 milliards de dollars de financements privés au Nigeria au cours de l’exercice 2026. Ces ressources visent à renforcer les infrastructures numériques, développer les chaînes de valeur agricoles et faciliter l’accès au crédit des petites entreprises.

Le Nigeria cherche à attirer davantage de capitaux privés pour soutenir sa transformation économique. Au cours de l’exercice 2026, le Groupe de la Banque mondiale a contribué à mobiliser jusqu’à 5,79 milliards de dollars, en combinant réformes économiques, financements et mécanismes de réduction des risques pour les investisseurs. Cette approche repose sur la complémentarité entre la Banque mondiale, la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). L’objectif est de créer un environnement favorable aux investissements privés, tout en orientant les capitaux vers des secteurs capables de soutenir la croissance et l’emploi.

Dans les infrastructures numériques, le projet BRIDGE prévoit de mobiliser jusqu’à 1,1 milliard de dollars d’investissements privés d’ici 2030. Il doit permettre à 58 millions de personnes supplémentaires d’accéder à un internet haut débit abordable, portant la couverture visée à 150 millions de personnes.

Le programme prévoit également de connecter 38 800 écoles publiques, 16.900 établissements de santé et 3.400 bureaux de collectivités locales. Le premier tour de sélection des investisseurs devrait mobiliser au moins 156 millions de dollars en capitaux privés.

L’agriculture et les PME ciblées

L’agriculture constitue un autre axe majeur. Le projet AGROW cible un million de petits exploitants agricoles, avec des interventions portant sur les semences, les engrais, les services numériques et l’accès aux marchés. Il devrait mobiliser environ 220 millions de dollars auprès des agro-entreprises et 22 millions supplémentaires auprès des producteurs de semences certifiés.

Parallèlement, les financements accordés à Dangote Industries et à Indorama Fertilizer doivent contribuer à renforcer la production nationale d’engrais. L’IFC a mobilisé respectivement 1,02 milliard de dollars pour Dangote et 282,5 millions de dollars pour Indorama, afin de soutenir des capacités de production cumulées de 6,8 millions de tonnes par an.

Les petites et moyennes entreprises bénéficient également de cette stratégie. Le programme FINCLUDE prévoit une enveloppe de 500 millions de dollars de la Banque mondiale pour améliorer l’accès au financement de plus de 250.000 micro, petites et moyennes entreprises. Il devrait mobiliser près de 1,89 milliard de dollars de financements privés et soutenir environ 850.000 emplois directs et indirects. Au moins 30% des entreprises bénéficiaires ciblées sont dirigées par des femmes.

Joseph Amara Dembélé

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