
La vérification financière de l’Institut national de santé publique (INSP), réalisée par le Bureau du Vérificateur général au titre des exercices 2022 à 2025, met en évidence de nombreuses irrégularités administratives révélant d’importantes faiblesses dans les dispositifs de contrôle interne. Ces manquements, selon la mission, compromettent la transparence de la gestion, la fiabilité des comptes et la bonne gouvernance administrative de l’INSP.
Le Conseil d’administration est notamment mis en cause pour n’avoir jamais fixé les taux d’amortissement et de dépréciation des biens de l’établissement, en violation des textes en vigueur. Cette situation compromet la fiabilité des états financiers.
À la Direction générale la mission lui reproche de n’avoir pas transmis, dans les délais réglementaires, les plans annuels de passation des marchés publics à la Direction générale des marchés publics et des délégations de service public (DGMP-DSP) entre 2022 et 2025.
La gestion des ressources humaines, elle, présente aussi de nombreuses insuffisances. « Les dossiers du personnel sont incomplets et l’INSP ne tient ni le registre de paie ni le registre de l’employeur, pourtant exigés par le Code du travail’, constatent les vérificateurs.
Quant à l’Agent comptable, il lui est reproché de n’avoir pas enregistré la dotation initiale de l’INSP dans les comptes de l’établissement. Aussi ne tient-il pas de livre-journal comptable et n’a pas élaboré le compte de gestion de l’exercice 2024.
La mission de vérification épingle en outre le Régisseur de recettes. Ce dernier ne délivre pas de quittances aux caissiers lors du reversement des recettes. Il ne tient pas à jour le livre-journal de caisse, les écritures étant arrêtées au 15 août 2025.
Le Comptable-matières ne tient pas plusieurs documents obligatoires de la comptabilité-matières, notamment le livre-journal des matières, le grand livre des matières, le bordereau de mise en consommation et l’état récapitulatif trimestriel.
Abdou Diop
