Le Mali renforce son dispositif d’adaptation de l’agriculture au changement climatique avec le lancement du projet AICCRA-FSRP IV, financé par la Banque mondiale et le gouvernement japonais. Une initiative qui ambitionne d’améliorer la résilience de la riziculture et la sécurité alimentaire grâce à une meilleure utilisation des informations climatiques et des innovations agricoles.
Le projet AICCRA-FSRP IV a été officiellement lancé hier jeudi 5 novembre 2026, à l’hôtel Azalaï de Bamako, sous la présidence du ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima Samaké. Financé par la Banque mondiale et le gouvernement du Japon, avec la contribution d’AfricaRice, ce projet porte sur la diffusion des informations climatiques et leur utilisation dans les activités agricoles. Il vise particulièrement à renforcer la résilience des systèmes de production rizicole face aux aléas climatiques et à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali.
Pour le ministre de l’Agriculture, les expériences précédentes du programme AICCRA au Mali ont déjà démontré l’utilité des innovations agricoles fondées sur la recherche scientifique. Celles-ci contribuent à améliorer les pratiques culturales et les conditions de production des agriculteurs. Les résultats enregistrés à la fin de l’année 2025 illustrent cette dynamique. Environ 200 000 producteurs utilisaient les recommandations personnalisées de l’outil Rice Advice, favorisant une meilleure gestion des cultures et une utilisation plus adaptée des engrais.

Dans le même temps, plus de 498 000 producteurs ont eu recours aux informations météorologiques pour planifier leurs activités, anticiper les risques climatiques et adapter leurs décisions aux conditions de leurs exploitations.
Information climatique
Avec AICCRA-FSRP IV, l’ambition est de consolider ces acquis et de rapprocher davantage les innovations scientifiques des exploitations agricoles. L’accès aux prévisions météorologiques et aux conseils agricoles adaptés constitue en effet un levier important pour limiter les pertes de production et mieux maîtriser les risques liés aux changements climatiques.
Lors de la cérémonie, le ministre Ibrahima Samaké a exprimé, au nom des autorités maliennes, sa reconnaissance à la Banque mondiale, au gouvernement japonais et à l’ensemble des partenaires engagés dans la mise en œuvre du projet.
Joseph Amara Dembélé

