Mission 300 : la BAD accompagne la Côte d’Ivoire pour accélérer ses projets énergétiques

La Côte d’Ivoire accélère la mise en œuvre de son Pacte national de l’énergie dans le cadre de Mission 300, l’initiative portée par la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale pour connecter 300 millions d’Africains supplémentaires à l’électricité d’ici 2030.

À Abidjan, les acteurs du secteur ont identifié plusieurs priorités pour transformer les engagements du Pacte en projets concrets. Réunis les 9 et 10 septembre lors d’un atelier, ils ont notamment échangé sur le solaire, l’hydroélectricité, la biomasse, le transport et la distribution d’électricité, les interconnexions régionales, le stockage et l’accès à l’électricité. L’objectif est également d’améliorer la préparation et la viabilité financière des projets afin de faciliter leur financement.

Selon Wale Shonibare, directeur du Département des solutions financières, de la politique et de la réglementation énergétiques de la BAD, la Côte d’Ivoire dispose déjà d’un système électrique relativement développé et d’une longue expérience de participation du secteur privé à la production d’électricité. Pour la Banque, l’enjeu est désormais d’accélérer la réalisation des investissements nécessaires pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030. Une meilleure coordination entre les autorités ivoiriennes, les institutions financières et les partenaires au développement doit permettre de mobiliser davantage de ressources.

La BAD accompagne déjà plusieurs projets dans le pays à travers le financement, l’assistance technique et la préparation des investissements. Elle intervient notamment dans le Programme de renforcement des réseaux de transport et de distribution (PRETD) et, avec la Banque islamique de développement, dans la deuxième phase du PROSER II, consacrée au renforcement des infrastructures électriques et à l’amélioration de l’accès à l’électricité.

Pour la Côte d’Ivoire, le défi est donc de transformer son avance dans le secteur électrique en capacité supplémentaire, en une meilleure couverture du territoire et en infrastructures capables de soutenir la croissance de la demande. Le suivi du Pacte national de l’énergie doit être assuré à un niveau institutionnel élevé afin d’accélérer l’exécution des actions retenues.

Joseph Amara Dembélé

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