Depuis qu’il a quitté le Centre national de cardiologie, Mohamed Ould Abdelaziz est placé en résidence surveillée dans sa villa du quartier des Bourses (Soukouk), à Nouakchott. Cette décision a été prise le 7 janvier par le juge d’instruction, qui s’est basé sur le rapport médical établi à l’issue d’une période d’observation par les trois spécialistes qui suivent l’ancien président. L’École de police de la capitale, où il était était incarcéré depuis le 22 juin 2021, a été jugée inadaptée à son état de santé. Le contrôle judiciaire dont il est l’objet a donc été modifié. Chez lui, « Aziz » est soumis aux mêmes règles que celles qui prévalaient avant son arrestation, lorsqu’il était déjà assigné à résidence. Il ne peut se déplacer que pour recevoir des soins et se rendre à la mosquée. Il n’est désormais plus tenu de se présenter au commissariat spécial chargé des crimes économiques, mais il devra répondre aux éventuelles convocations judiciaires. Une différence toutefois, et de taille : ses visites sont filtrées. Il ne peut recevoir que ses enfants, ses avocats et ses médecins. Des éléments des forces de sécurité – la police antiterroriste, selon son entourage – sont chargés de surveiller les entrées donc, mais aussi ses allées et venues, le bracelet électronique n’étant pas utilisé en Mauritanie. L’ex-chef de l’État a été hospitalisé en urgence dans la nuit du 28 au 29 décembre, après avoir été pris de malaise et de saignements. Le 31, il a été transféré au Centre national de cardiologie où il a subi, selon les médecins, un cathétérisme cardiaque. La question de son évacuation sanitaire s’était alors posée, sa famille demandant à ce qu’il soit transféré à l’étranger afin d’y recevoir des soins, sans toutefois préciser de destination. Aziz, qui continue de vouloir se faire soigner à l’extérieur, n’a pas émis de souhait particulier quant au pays dans lequel il souhaite se rendre.
En décembre 2021, sa détention provisoire, d’un an maximum, avait été prolongée de six mois supplémentaires. Il demeure inculpé pour, entre autres, corruption, blanchiment d’argent, enrichissement illicite, dilapidation de biens publics et octroi d’avantages indus. La date de son procès n’est pas encore connue.
Source Jeune Afrique
FlashNews:
Mali : une économie résiliente avec croissance en hausse et inflation maîtrisée
Journée mondiale de la santé : C’est parti pour un mois de campagne d’activités
Prix du pain au Mali : gouvernement et boulangers s’accordent pour éviter toute hausse malgré la crise des hydrocarbures
Mali : Les FAMa se dotent d’un manuel de correspondance militaire pour moderniser leur communication
Mali : plus de 50 terroristes neutralisés lors d’une frappe aérienne près de Markala
Un soutien stratégique renforcé : la Russie équipe les forces maliennes
Nord de Niono : des frappes aériennes des FAMa neutralisent un groupe armé terroriste
Effondrement à Sogoniko : l’Ordre des Architectes exige toute la lumière sur les responsabilités
Tanger accueille des experts pour dessiner l’avenir économique de l’Afrique grâce à l’innovation
Afrique du Sud : Salif Keita annule son concert pour urgence médicale
Bonbons périmés et boissons frauduleuses : la Douane frappe fort à Bamako
Menaka : Plus de 50 terroristes neutralisés lors d’une frappe des FAMa
À Genève, le Mali rejette un rapport «tendancieux» et défend sa souveraineté
Affaire Youssouf Sissoko : la Maison de la Presse dénonce une condamnation «inédite» et annonce un plaidoyer
26 Mars : le Premier ministre rend hommage aux martyrs et appelle à corriger les dérives de la démocratie
Football malien : les 15 chantiers structurants du prochain président de la FEMAFOOT.
Souveraineté alimentaire dans l’espace AES : le Burkina Faso mise sur un financement endogène
Tombouctou : le gouvernement relance l’IHERI-ABT et mise sur le patrimoine manuscrit
Carburant : un convoi sécurisé renforce l’approvisionnement à Bamako
International
Mauritanie : ABDELAZIZ DE NOUVEAU ASSIGNE A RESIDENCE
15 avril 2022 à 21:2316 mai 2022 à 19:37


Leave a Reply