Les opérations menées entre le 4 et le 9 juillet 2026 ont permis de neutraliser plus de 2.000 combattants, de détruire près de 300 véhicules, dont 10 blindés et une vingtaine de véhicules équipés de canons ZU-23, ainsi que 21 mortiers de différents calibres.

L’African Corps, composante des Forces armées de la Fédération de Russie déployée au Mali, a publié un communiqué revenant sur les combats qui se sont déroulés dans la région d’Anéfis entre le 4 et le 9 juillet 2026. Les Forces armées maliennes et leurs partenaires affirment avoir infligé de lourdes pertes à une coalition formée par le Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) et le Front de libération de l’Azawad (FLA), tout en assurant n’avoir enregistré «aucune perte irrémédiable» dans ses rangs.
Le 4 juillet 2026, aux environs de 5 h 30, une coalition regroupant le JNIM et le FLA, commandée par Iyad Ag Ghali et Alghabass Ag Intalla, lance une offensive contre la localité d’Anéfis ainsi que contre la base occupée conjointement par l’armée malienne et les forces russes.
Anéfis constitue un verrou stratégique vers le nord du Mali. Ddes attaques simultanées ont été tentées contre Gao, Aguelhok et Sévaré afin de disperser ses moyens, mais elles ont été repoussées.
L’African Corps estime que les assaillants disposaient d’un effectif pouvant atteindre 5.000 combattants et de plus de 1.000 véhicules, parmi lesquels des blindés, des pick-up, des motos et des véhicules de transport de troupes. Le communiqué évoque également la présence de combattants originaires de plusieurs pays africains ainsi que l’utilisation de mortiers, de drones FPV, de canons antiaériens, de mitrailleuses lourdes, d’armes légères et de véhicules piégés. Il affirme, sur la base des interrogatoires de prisonniers, que certains combattants auraient été formés par des ressortissants français, ukrainiens et mauritaniens.
Toujours selon l’African Corps, les forces russes et maliennes, appuyées par l’aviation, l’artillerie et les drones de combat, repoussent quatre vagues d’assaut au cours de cette première journée, détruisant plusieurs véhicules ennemis. En fin de journée, les groupes armés imposent néanmoins un siège autour de la base d’Anéfis.

Le 5 juillet, un convoi composé de soldats maliens, d’éléments de l’African Corps ainsi que de combattants des mouvements GATIA et MSA est constitué afin de briser l’encerclement. À hauteur de Tabrichat, le convoi tombe dans une embuscade. D’après le communiqué, les assaillants avaient miné l’itinéraire avant d’ouvrir le feu. Les forces russes affirment avoir détruit deux véhicules piégés, cinq pick-up et une trentaine de combattants grâce à des drones FPV. Face à la situation, les forces alliées décident toutefois de se replier afin de se réorganiser.
Entre le 5 et le 9 juillet, l’African Corps indique avoir conduit des opérations de reconnaissance, de déminage et d’observation aérienne afin d’identifier les zones d’embuscade. Durant cette période, les positions des groupes armés ont été régulièrement frappées par l’aviation, les drones d’attaque, l’artillerie et les mortiers russes, ainsi que par des drones de l’armée malienne.
Le 7 juillet, la garnison d’Anéfis continuait de repousser plusieurs attaques quotidiennes. Puis, à la fin de la journée du 8 juillet, les groupes armés ont levé le siège de la base pour concentrer leurs efforts sur l’interception du convoi de renfort.
Le 9 juillet, les forces alliées reprennent leur progression en contournant Tabrichat par l’est, à travers une zone désertique. Vers 8 h 25, le convoi est de nouveau attaqué. Les groupes armés tentent de stopper sa progression à l’aide de véhicules piégés, d’armes lourdes et de tirs de mortiers. Iyad Ag Ghali et Alghabass Ag Intalla dirigeaient personnellement les opérations.

La riposte mobilise des drones d’attaque, des drones FPV, des véhicules blindés BMP-3 et BTR-82A, des systèmes antiaériens, des mitrailleuses lourdes ainsi que l’aviation. Une frappe aérienne a touché un parc de pick-up contenant plusieurs véhicules piégés, provoquant une explosion ayant détruit une vingtaine de véhicules.
Parallèlement, la base d’Anéfis est de nouveau prise sous le feu afin d’empêcher une jonction avec le convoi. Malgré cela, une unité parvient à franchir les positions adverses et à attaquer une embuscade par l’arrière.
Les combats se poursuivent jusqu’à 17 heures. Les forces alliées réussissent finalement à briser la principale embuscade, ouvrant la route vers Anéfis. Les groupes armés se replient ensuite hors de la localité.
Les opérations menées entre le 4 et le 9 juillet 2026 ont permis de neutraliser plus de 2.000 combattants, de détruire près de 300 véhicules, dont 10 blindés et une vingtaine de véhicules équipés de canons ZU-23, ainsi que 21 mortiers de différents calibres.
Iyad Ag Ghali a été blessé, tandis que plusieurs responsables du FLA et du JNIM ont été tués ou portés disparus, notamment Mbarek Ag Akli, Abderrahman Zaza, Intaria Ag Babo, Intari Ag Azarin et Albacher Gatta.
Enfin, l’African Corps assure n’avoir subi «aucune perte irrémédiable» parmi son personnel et accuse les groupes armés d’avoir mené une «guerre informationnelle» fondée sur la diffusion de fausses informations. Le corps russe annonce qu’il publiera ultérieurement une analyse détaillée de cette bataille ainsi que des éléments destinés, selon lui, à étayer ses affirmations.
Avec Africa Corps

