Assimi Goïta : «L’un des plus grands biens dont nous disposons aujourd’hui, c’est de décider et d’agir par nous-mêmes, et nous devrions préserver cela à tout prix»

À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Mali, le discours adressé à la nation par le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a consacré une place importante à la diplomatie et aux choix politiques du pays. Le message lancé repose sur la défense de la souveraineté nationale, la préservation de la liberté de décision du Mali et le renforcement des alliances jugées compatibles avec ses intérêts.

«L’un des plus grands biens dont nous disposons aujourd’hui, c’est de décider et d’agir par nous-mêmes, et nous devrions préserver cela à tout prix», a déclaré le chef de l’État. Une formule qui résume l’orientation diplomatique mise en avant dans le discours.

Le pays poursuit sa trajectoire, qui consiste à faire respecter, dans ses relations avec ses partenaires, trois principes présentés comme les fondements de son action extérieure : « le respect de la souveraineté du Mali, les choix souverains du peuple et la défense de ses intérêts ». Cette doctrine est présentée comme la base des relations du pays avec ses partenaires internationaux.

Sur le plan régional, le discours s’inscrit dans une dynamique de continuité de la vision panafricaniste des pères fondateurs de la nation malienne. Le pays réaffirme son engagement dans la Confédération des États du Sahel. «Malgré les embûches, l’AES poursuit sa marche résolue vers la réaffirmation de la souveraineté de ses États membres», a souligné le président de la Transition. Bamako entend ainsi poursuivre la construction de cette coopération régionale, tout en travaillant à une « coopération refondée » avec les organisations sous-régionales et régionales.

Dialogue et réconciliation nationale

Sur le plan intérieur, le discours du président Goïta associe la défense de la souveraineté à la recherche de l’unité nationale. Tout en réaffirmant la volonté de défendre l’intégrité territoriale, le pouvoir se dit «ouvert au dialogue et à la réconciliation entre frères maliens».

Le chef de l’État a également appelé à consolider la dynamique de paix et de cohésion autour de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. L’Observatoire de la paix et de la réconciliation nationale, créé en mars 2026, est présenté comme un instrument destiné à accompagner sa mise en œuvre.

Joseph Amara Dembélé

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