Financements : le Burkina impose une nouvelle discipline aux ONG

Le Conseil des ministres burkinabè a adopté, jeudi 24 septembre 2026, plusieurs mesures visant à améliorer l’efficacité des ressources mobilisées pour le développement. Création d’une structure dédiée à l’entretien du patrimoine public, nouvelles obligations financières pour les ONG et réforme du secteur de la santé figurent parmi les principales décisions.

La gestion des ressources constitue l’un des principaux axes des décisions prises à Ouagadougou. Réuni sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a adopté plusieurs textes inscrits dans la mise en œuvre du Plan R.E.L.A.N.C.E.

La création de FASO SANYA, nouvel établissement public à caractère administratif, constitue l’une des mesures à portée économique. Cette structure sera chargée de l’entretien des bâtiments publics, notamment du nettoyage, de la plomberie, de l’électricité, de la climatisation et de la rénovation.

Le gouvernement compte ainsi remédier au mauvais entretien du patrimoine immobilier public, notamment en raison des lourdeurs administratives. FASO SANYA travaillera avec la Maison des Compétences Burkina Suudu Bawdè pour mobiliser des coopératives d’ouvriers qualifiés.

Cette organisation pourrait offrir davantage de débouchés aux artisans et aux petites structures spécialisées dans les services techniques, tout en permettant à l’État de préserver la valeur de son patrimoine immobilier.

Le Conseil des ministres a également adopté deux décrets fixant les conditions d’obtention du statut d’ONG et encadrant davantage leurs activités.

Désormais, les ONG intervenant au Burkina Faso devront consacrer au moins 80 % de leur budget global aux investissements directs. Selon le gouvernement, cette disposition vise à limiter la part des ressources absorbée par les dépenses de fonctionnement et à accroître les financements directement destinés aux populations bénéficiaires.

Les associations de droit burkinabè devront disposer d’un accord-cadre, tandis que les organisations étrangères seront régies par une convention de siège. Un délai d’un an leur est accordé pour se conformer aux nouvelles exigences.

Joseph Amara Dembélé

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