Tchad : N’Djamena gèle les nouvelles autorisations de prospection minière

Le Tchad suspend jusqu’à nouvel ordre l’octroi de nouvelles autorisations de prospection minière. Décidée le 10 septembre 2026, cette mesure s’applique à l’ensemble du territoire national et intervient dans un contexte de renforcement de l’encadrement du secteur minier, encore largement dominé par l’exploitation aurifère.

Par arrêté ministériel n°064 du 10 septembre 2026, le gouvernement tchadien a décidé de suspendre toute nouvelle autorisation de prospection. La mesure, annoncée le lendemain par la ministre des Mines, du Pétrole et de la Géologie, Fatima Haram Acyl, ne fixe aucune date de reprise.

La Direction générale de la géologie et du cadastre minier a demandé aux sociétés minières, aux opérateurs économiques et aux partenaires concernés de ne plus introduire de nouvelles demandes pendant la période de suspension. Les autorisations et droits déjà accordés ne sont toutefois pas concernés par cette mesure.

La décision intervient alors que le Tchad cherche à mieux encadrer l’exploitation de ses ressources naturelles. L’or constitue l’un des principaux segments de l’activité minière du pays. En 2024, les autorités faisaient état de 324 sites d’exploitation aurifère.

Le développement de cette filière reste toutefois confronté à des enjeux d’encadrement, notamment dans le secteur de l’exploitation artisanale. Pour renforcer la valorisation locale de l’or, le gouvernement a par ailleurs annoncé la construction de quatre usines destinées à son exploitation et à sa transformation.

Le gel des nouvelles autorisations doit permettre aux autorités d’évaluer l’organisation actuelle du secteur avant une éventuelle reprise de la prospection. Les conditions de cette reprise et les éventuelles nouvelles règles d’accès aux ressources minières restent à préciser.

Joseph Amara Dembélé

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