Forum du Développement Durable : Les acteurs maliens appelés à miser sur l’action locale

Les collectivités territoriales seront au centre de la 6ᵉ édition du Forum du développement durable (FDD6), prévue les 6 et 7 octobre 2026. Placée sous le thème «Collectivités territoriales et durabilité : des solutions locales pour un avenir prospère et inclusif», la rencontre veut dépasser le simple constat des difficultés pour rapprocher les acteurs et faire émerger des réponses adaptées aux réalités locales.

Le développement durable ne se joue pas uniquement dans les grandes orientations nationales. Sur le terrain, il se traduit par l’accès à l’emploi, la gestion de l’eau et des ressources naturelles, la préservation des terres, le développement des activités économiques ou encore l’accès aux services essentiels. C’est à partir de cette réalité que le Forum du développement durable entend orienter sa 6ᵉ édition vers les territoires.

Organisé par le Centre international pour le conseil et la formation (CICF), le FDD6 veut ainsi donner une place plus importante aux collectivités territoriales et aux acteurs qui participent directement à la vie économique et sociale des territoires. L’objectif affiché est de créer davantage de passerelles entre les collectivités, l’État, les entreprises, les communautés, les jeunes, les universités, les institutions financières et les partenaires techniques.

Les collectivités maliennes font face à des difficultés qui ne peuvent plus être traitées séparément. La dégradation des terres, les changements climatiques, la pression sur les ressources naturelles, la gestion de l’eau et la restauration des espaces dégradés constituent une partie du problème.

À ces préoccupations environnementales s’ajoutent celles liées à l’emploi des jeunes, au financement des projets, à la gouvernance, au développement des économies locales et à l’inclusion des populations vulnérables.

La capacité des territoires à transformer leurs ressources en véritables opportunités économiques constitue également un enjeu. Disposer de ressources naturelles ou de potentialités économiques ne suffit pas si celles-ci ne génèrent pas suffisamment de valeur, d’emplois et de perspectives pour les populations locales.

C’est cette interdépendance que le FDD6 veut mettre en évidence. Plutôt que d’aborder séparément les questions environnementales, économiques et sociales, le forum entend les examiner sous l’angle du développement territorial.

Six axes

La programmation de cette édition s’articulera autour de six panels consacrés au capital humain et à l’emploi durable, au marché carbone et à l’environnement, à la gouvernance et au financement durable, aux chaînes de valeur et à l’inclusion sociale, aux réseaux et territoires, ainsi qu’aux mines et au développement local.

Le marché carbone devrait notamment occuper une place importante dans les échanges. Au-delà des opportunités financières qu’il peut représenter, ce mécanisme soulève des questions de transparence, de gouvernance et d’intégrité auxquelles les acteurs locaux devront être préparés.

Le partenariat noué avec le Projet de restauration des terres dégradées au Mali (PRTD-Mali) constitue également l’une des particularités de cette édition. Il doit permettre d’élargir les discussions autour de la restauration des terres, de la résilience climatique, de la gestion des ressources naturelles et des opportunités économiques liées aux territoires.

Le FDD6 se veut avant tout une plateforme réunissant des profils différents. Institutions publiques, collectivités territoriales, entreprises, organisations professionnelles, banques et institutions financières, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, chercheurs, entrepreneurs, jeunes, experts et médias sont attendus autour de la même table.

Cette diversité doit permettre de rapprocher des besoins et des solutions. Une collectivité confrontée à une difficulté peut ainsi rencontrer une entreprise disposant d’une réponse, une institution financière susceptible de proposer un mécanisme de financement ou encore une université capable d’apporter des compétences et des travaux de recherche.

Au-delà des échanges, les organisateurs espèrent faire émerger des partenariats, identifier des initiatives reproductibles dans les territoires, valoriser les projets portés par les jeunes et améliorer la connaissance des mécanismes de finance durable et des marchés carbone.

Joseph Amara Dembélé

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