La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a rendu les paiements électroniques instantanés plus accessibles aux populations de l’UEMOA. Dès le 2 novembre 2026, les transferts de monnaie électronique effectués via la Plateforme interopérable du Système de paiement instantané (PI-SPI) bénéficieront de nouvelles conditions tarifaires, avec une gratuité renforcée pour les opérations de faible montant.
Lancée le 30 septembre 2025, la PI-SPI compte désormais 175 participants connectés et dessert plus de 38 millions de personnes ayant accès aux services de paiement instantané.

La principale évolution concerne les transferts nationaux. Pour les particuliers, les opérations dont le montant cumulé quotidien ne dépasse pas 8.000 FCFA seront gratuites pour l’émetteur, sans limitation du nombre de transactions. Selon la BCEAO, cette mesure couvre à elle seule 75% des transactions de monnaie électronique dans l’UEMOA.
Au-delà de ce seuil, les transferts nationaux pourront être soumis à des frais compris entre 0 et 0,8% du montant hors taxes de l’opération. En revanche, la réception des transferts restera gratuite, sans plafond de montant ni limitation du nombre d’opérations.
Vers une baisse du coût des transferts régionaux
La réforme ne s’arrête pas aux opérations nationales. À partir du 1er juin 2027, les transferts électroniques entre les pays de l’UEMOA seront soumis aux mêmes conditions tarifaires que les transferts nationaux.

Cette harmonisation pourrait renforcer l’utilisation des paiements numériques pour les transferts transfrontaliers, notamment entre les particuliers, les commerçants et les petites entreprises opérant dans plusieurs pays de l’Union.
Les nouvelles règles concernent les transferts effectués entre des comptes bancaires ou de microfinance et des comptes ouverts auprès d’établissements de monnaie électronique ou de paiement. Elles couvrent également les opérations entre ces différents établissements.
Joseph Amara Dembélé

