Le PDG de l’Office du Niger a plaidé auprès du ministre de l’Économie et des Finances pour une mobilisation à temps des ressources publiques. Ces fonds sont essentiels à l’entretien des infrastructures d’irrigation et à la réalisation des travaux prioritaires, dont le projet N’Débougou IV, financé à hauteur de 51 millions d’euros environ 33 Milliards de FCFA.
L’Office du Niger sollicite un appui financier accru de l’État pour assurer ses missions et soutenir la production agricole. Reçu en audience le mardi 20 octobre par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le président-directeur général de l’entreprise publique, Dr Samba Bocary Tounkara, a insisté sur la nécessité de mobiliser à temps les ressources prévues dans le cadre du contrat-plan 2025-2029.
Ces financements doivent notamment permettre d’assurer l’entretien des réseaux d’irrigation, indispensable au bon déroulement des campagnes agricoles. Pour l’Office du Niger, la disponibilité de ces ressources conditionne la capacité à maintenir les infrastructures hydrauliques en état et à garantir une meilleure desserte en eau des parcelles. Les intrants et les équipements agricoles restent également nécessaires à l’amélioration des rendements.
Parmi les chantiers prioritaires évoqués lors de la rencontre figure le projet d’irrigation N’Débougou IV, soutenu financièrement par la coopération allemande à travers la banque de développement KfW. Son financement global s’élève à 51,03 millions d’euros, dont 40 millions d’euros d’aide financière.
Le projet prévoit la réhabilitation du canal Gruber, qui dessert une superficie irriguée de 25 000 hectares, la prolongation du drain du Kala inférieur Est, couvrant 80 000 hectares, ainsi que la réhabilitation et l’aménagement du casier de N’Débougou sur environ 4 200 hectares.
L’objectif est d’accroître la production agricole des petits exploitants grâce à la réhabilitation des périmètres irrigués. À terme, les aménagements doivent favoriser une utilisation plus rationnelle de l’eau, renforcer la rentabilité des exploitations et contribuer à la sécurité alimentaire.
Des documents à finaliser

La rencontre a également porté sur la Stratégie de développement global de l’Office du Niger et son plan d’actions. Selon son PDG, ces documents ont été finalisés et mis en conformité avec les règles encadrant le travail gouvernemental. Cette étape doit permettre la poursuite de leur examen et leur présentation au Conseil des ministres.
Par ailleurs, le rapport d’audit externe sur les baux et conventions dans la zone Office du Niger doit être soumis à un atelier national prévu début novembre 2026, après les travaux des techniciens et des experts régionaux.
À l’issue des échanges, Alousséni Sanou a réaffirmé son engagement à soutenir financièrement l’entreprise agricole, qu’il considère comme un levier important de la souveraineté alimentaire du Mali.
Joseph Amara Dembélé

