Au Bénin, le paiement électronique des frais de mission entre dans une nouvelle phase avec le déploiement du SEMO 2, qui doit renforcer la traçabilité des fonds publics et, prochainement, permettre de vérifier les déplacements grâce à la géolocalisation.
Le Bénin poursuit la digitalisation de la gestion de ses finances publiques. Le gouvernement engage une réforme du paiement des frais de mission dans l’ensemble des administrations publiques, avec pour objectifs de renforcer la transparence, la traçabilité et le contrôle des dépenses de l’État.
La mesure est prévue par la circulaire n° 0264c/MEF/DC/SGM/DGTCP/DNC/TGE/CVR/ADN/SP du 25 septembre 2026, signée par le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue Chaou. Cette réforme constitue la deuxième phase du Système d’Encadrement des Missions Officielles (SEMO), administré par la Direction nationale du Contrôle (DNC). La plateforme sert de référence pour l’édition, le suivi et le contrôle des missions officielles.

La première phase, SEMO 1, avait déjà permis de rationaliser la gestion des déplacements professionnels des agents publics. Elle avait notamment contribué à éviter les chevauchements de missions et à détecter des agents fictifs. Avec SEMO 2, le ministère de l’Économie et des Finances introduit désormais le paiement électronique des frais de mission à l’intérieur du pays. Les nouveaux modules développés doivent permettre de dématérialiser davantage le processus et d’assurer une meilleure traçabilité des ressources mobilisées pour les déplacements des agents.
La réforme doit également franchir une nouvelle étape dans les prochains jours. Une fonctionnalité consacrée à la preuve de mission par géolocalisation sera mise en œuvre afin de vérifier la présence effective des agents dans les localités indiquées dans leurs ordres de mission. Le SEMO évolue ainsi d’un outil de suivi administratif vers un dispositif numérique intégrant progressivement l’édition, le contrôle, le paiement et la vérification de l’exécution des missions officielles.
Joseph Amara Dembélé

