L’infrastructure, située à Kati-Sirakoro Niaré, a été inaugurée ce lundi 21 septembre 2026 par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Financé sur le budget national à hauteur de 3,3 milliards de FCFA, le centre ambitionne de renforcer les capacités du Mali dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la robotique, de la recherche et de l’innovation technologique, devenus stratégiques.
Le projet avait été annoncé le 22 septembre 2022, à l’occasion de la fête de l’Indépendance. Le chef de l’État avait alors évoqué la création d’un pôle d’excellence destiné à regrouper les activités de formation et de recherche dans les sciences mathématiques, technologiques et de l’ingénierie. La première pierre avait été posée le 7 juin 2023 sur le site de Kati-Sirakoro Niaré.
Construit sur 50 hectares, le CIAR-Mali comprend six blocs regroupant notamment des locaux administratifs, des espaces pédagogiques, des dortoirs, un amphithéâtre et une infirmerie. Mais au-delà de ces infrastructures, le centre est présenté comme un espace dédié à la recherche appliquée et à l’innovation.

Le CIAR dispose notamment d’un atelier consacré à la fabrication et à l’assemblage de systèmes intelligents. L’objectif est de permettre aux chercheurs et aux jeunes innovateurs de passer de la conception à la réalisation de solutions technologiques, avec également une dimension d’incubation pour les entreprises innovantes.
Le centre a d’ailleurs commencé à développer des activités avant même son inauguration. En mai 2026, il a coorganisé un colloque scientifique consacré aux opportunités et aux risques liés à l’intelligence artificielle pour les États du Sahel. La rencontre avait réuni des chercheurs, des universitaires et des professionnels des médias autour des usages et des enjeux de cette technologie.
Pour les autorités, l’investissement s’inscrit ainsi dans une perspective de souveraineté scientifique et industrielle. Le financement entièrement assuré par le budget national traduit également la volonté de disposer d’une infrastructure scientifique développée avec les ressources du pays.
À terme, les applications de l’intelligence artificielle et de la robotique pourraient concerner plusieurs domaines, notamment la santé, l’industrie, l’environnement ou encore la sécurité.
Joseph Amara Dembélé

