Le Mali a vivement contesté, devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, les conclusions de l’Expert indépendant, jugées «tendancieuses» par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué.
Le Garde des Sceaux a dénoncé un rapport fondé sur des «allégations infondées» et des sources «non crédibles», estimant que l’Expert s’écarte de son mandat d’assistance pour adopter une posture de jugement. Bamako s’interroge même sur la pertinence du maintien de ce mécanisme.
Sur le plan sécuritaire, le ministre a pointé la responsabilité des groupes terroristes dans les violations des droits humains, tout en saluant les opérations des FAMa menées, selon lui, dans le respect du droit. Il a également assuré que des enquêtes sont en cours pour lutter contre l’impunité.
Concernant les réformes, Mamoudou Kassogué a défendu la dissolution des partis politiques, présentée comme une mesure d’assainissement, et affirmé que la liberté d’expression reste garantie, en dehors des infractions prévues par la loi.
Le Mali met aussi en avant des avancées, notamment la criminalisation de l’esclavage par ascendance, la lutte contre les violences basées sur le genre et l’adoption de la Charte nationale pour la paix.
Bamako réaffirme enfin sa volonté de coopérer avec des partenaires «sincères», tout en rejetant toute atteinte à sa souveraineté.
Abdou Diop


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