L’économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) poursuit sa dynamique malgré un environnement international marqué par de fortes incertitudes. Au deuxième trimestre 2026, l’espace communautaire a enregistré une croissance de 6%, tandis que l’inflation est restée à un niveau particulièrement faible.
Réunis à Dakar ce 2 octobre 2026 pour leur troisième session ordinaire de l’année, les ministres de l’Économie et des Finances de l’UEMOA ont examiné l’évolution récente de la conjoncture économique dans les huit pays membres.
Après une croissance de 6,1% au premier trimestre, l’activité économique a légèrement ralenti au deuxième trimestre, à 6%. Ce niveau reste toutefois soutenu par la bonne orientation de plusieurs secteurs, notamment les industries extractives et manufacturières, le commerce et les services.
L’évolution des prix constitue également un indicateur favorable. L’inflation est passée de -0,2 % au premier trimestre à 0,4% au deuxième trimestre. Pour l’ensemble de 2026, elle est projetée à 1%, après une inflation nulle en 2025. Cette évolution traduit le maintien d’une relative stabilité des prix dans l’espace communautaire.
La position extérieure de l’Union s’est par ailleurs renforcée au cours de la période. Cette amélioration est notamment liée à la progression des exportations de plusieurs produits clés de l’économie ouest-africaine.
L’or, le coton, le cacao et les produits pétroliers figurent parmi les principaux moteurs de cette dynamique. La progression de ces exportations contribue à renforcer les recettes extérieures de l’Union et reflète le poids des secteurs productifs dans les économies des États membres.

Ces performances interviennent alors que l’économie mondiale reste exposée à plusieurs facteurs d’incertitude. Pour l’UEMOA, le maintien d’une croissance autour de 6%, combiné à une inflation contenue et à une amélioration de la position extérieure, constitue ainsi un environnement macroéconomique relativement favorable.
Les évolutions enregistrées au premier semestre seront néanmoins à suivre au cours des prochains mois, notamment en fonction de la conjoncture internationale et de la performance des principaux secteurs exportateurs de l’Union.
Joseph Amara Dembélé

